L’immobilier : valeur refuge en temps de crise ?

Depuis la fin février, les indices boursiers mondiaux vivent une véritable hémorragie, l’occasion donc de parler de l’immobilier qui est plus que jamais une valeur refuge dans un contexte de crise économique.

L’immobilier ou la bourse : valeur refuge contre valeur spéculative

Autant le débat a du sens en période d’expansion économique comme nous le vivions (hélas il faut le conjuguer désormais au passé) depuis 2009 et la crise des subprimes, autant lorsque les marchés perdent 30% comme actuellement, l’intérêt de l’immobilier en tant que valeur refuge ou tout simplement d’investissement long terme prend tout son sens.

Bien sur, si la crise économique devait perdurer et que les sociétés licensiaient à tour de bras occasionnant par la même des pertes d’emploi et donc de solvabilité et de pouvoir d’achat, l’immobilier même s’il constitue une formidable valeur refuge sera lui aussi impacté.

D’ailleurs on sent rend compte qu’en ce moment, peu d’actifs servent de valeur refuge, l’or par exemple souvent décrit comme l’actif inversement corrélé aux marchés est en train de lacher en même temps que tous les métaux précieux comme l’argent, le platine ou le palladium.

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La bourse, elle avec ses actions d’entreprises et ses produits dérivés sont certes un vecteur d’investissement intéressant mais vous fait vivre des journées comme ce 13 mars 2020 historique ou le CAC40 a perdu 12,28% soit la plus grosse baisse de son histoire.

Pourquoi l’immobilier est une valeur refuge en temps de crise ?

Mais contrairement à la bourse qui fait preuve d’une volatilité forte et occasionne donc des mouvements aussi violents qu’imprévisibles, l’immobilier est lui un marché beaucoup plus lent.

A moins d’une explosion nucléaire dans votre quartier, jamais un appartement ou une maison ne perdera 25 ou 30% de sa valeur en quelques jours suite à un virus venu de chine ou à un tweet de donald trump.

De plus l’immobilier est une valeur d’abord parce qu’il a une utilité : avoir des actions d’une entreprise est bien mais ça ne s’utilise concrétement pas.

Un bien immobilier, avant d’être un actif financier est d’abord un lieu de vie, quelque chose qu’on utilise au quotidien pour se loger, dormir et protéger sa famille : à ce titre, autant vous pouvez vivre sans détenir d’action, il sera beaucoup plus difficile de vivre sans avoir de toit sur la tête.

En ce sens, il y aura toujours de la demande pour l’immobilier car c’est un bien tangible ce qui maintient la pression sur ses prix y compris en temps de crise économique et pas seulement en période de croissance.

Par ailleurs, il est possible d’acheter de l’immobilier sous le prix du marché (impossible en bourse) car un vendeur évalue mal le potentiel de son bien ou qu’il est préssé de vendre.

Ajoutez enfin la possibilité d’améliorer son achat, par exemple en faisant du home staging sur un bien immobilier pour lui donner de la valeur avant revente par exemple, et vous obtenez un des meilleurs investissements

En synthèse

Pour résumer, non seulement l’immobilier croit en période de boom économique (peut-être moins vite que la bourse mais croit tout de même de façon importante) mais reste bien plus résilient en temps de crise.

C’est tout ce qui fait l’intérêt de l’immobilier : à la fois un investissement long terme pertinent et rentable mais aussi une valeur refuge intéressante et c’est la raison pour laquelle ça restera toujours mon vecteur d’investissement privilégié.

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